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« Notre œil n’est pas une caméra ;

dans une large mesure, ce que nous voyons, nous le construisons. »

Augustin Berque,
Les raisons du paysage, de la Chine antique aux environnements de synthèse

Réalité dépliée

TRAVAUX : en cours, depuis 2000 - travail d'atelier
TECHNIQUES : gravures, photos, piquetages, collages
LIEUX DE COLLECTE : Cambodge, Viet Nam, Birmanie, Chine, Japon, Mali, Egypte, ...

Au hasard de promenades urbaines, il arrive parfois que l’œil se fixe sur un détail… ce détail est parfois un mur, le reste d’un affichage, un graff, une trace, un collage… une matérialité qui prend soudain un sens particulier pour l’observateur. Pour cela, l’œil a effectué un cadrage particulier qui met en scène cette trace urbaine et lui donne du sens par rapport à un ensemble de références propres.

Faire cohabiter plusieurs réalités à différentes échelles qui se superposent à cet instant nécessite de faire appel à plusieurs modes de représentation. A l’atmosphère de la rue et au plaisir de la transcrire par le croquis sensible, se superpose un double travail photographique, d’une part cadré sur une composition abstraite perçue comme ayant du sens, et d’autre part relativement neutre replaçant le premier cadrage dans son environnement. Enfin, la cartographie du lieu accompagnée de la précision de ses coordonnées géographiques et temporelles donnent à voir une autre réalité de l’endroit.


Ce travail s’est opéré à la manière de l’entomologiste qui capture et classifie de manière systématique les insectes, ou du botaniste qui peut explorer un monde sur un mètre carré… Les fragments urbains présentés ici appartiennent à Louxor, Pékin, Bucarest, Porto, Udaipur ou Oviedo…